01/08/2006

 Tu viens de partir

 

 

Ma fille, mon enfant,
Je vu venir le temps où tu m'as quittée...
 Pour changer de maison, pour changer d'habitudes
J'y pensais chaque soir en guettant du regard
Ton enfance qui jouait à rompre les amarres
Et me laisse le goût d'un accord de guitare


Mon enfant, mon petit... Bonne route... Bonne route
Tu prends le train pour la vie et ton cœur va changer de ville

Ma fille, tu as dix huit ans, et j'attends le moment
Du premier rendez-vous
Que tu me donneras chez toi ou bien chez moi ou sur une terrasse
Où nous évoquerons, un rire au coin des yeux
Le chat ou le chien qui partageaient nos jeux
Où nous épellerons, les années de ton nom...

A vivre sous mon toit, il me semble parfois que je t'avais perdue
Je vais te retrouver, Je vais me retrouver dans chacun de tes gestes
On s'est quittés parents, on se retrouve amis
Ce sera mieux qu'avant je n'aurai pas vieilli
Je viendrai simplement, partager tes dix huit ans

Mon enfant, mon petit... Bonne route... Bonne route
Tu prends le train pour la vie et ton cœur va changer de ville...
Sur le chemin de la vie nos deux cœurs vont changer de pays

paroles originales Serge Reggianni

chanson reprise par Isabelle Boulay

changement dans texte Nanette

 

 

01:46 Écrit par TA Maman dans Amour | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

14/07/2006

l'après naissance

Ton prénom vibre au rythme des battements de mon coeur, il est gravé au plus profond de moi.

 

 

Après ta naissance ce fut le moment des biberons, tétines , langes je refaisais les gestes que j'avais déjà fait lors de la naissance de ton frère , nous fûmes très heureux tout les trois pendant deux ans ..... mais le malheur à tôt fait de nous rattraper.... nous avons appris la maladie de ton frère.... à partir de ce moment là, nos jours étaient régulés par mes visites à l'hopital , où je ne pouvais pas t'emmener, je devais donc te laisser à la garde de quelqu'un , j'étais déchirée entre toi et ton frère.... lorsque j'étais avec ton frère dans sa chambre d'hopital , je ressentais ton absence et lorsque j'étais avec toi , c'est celle de ton frère que je ressentais , de ce jour je ne fus plus jamais en paix , me tracassant sans cesse pour celui avec qui je n'étais pas.....

Je te regardais grandir , insouciante de ce qui arrivait (il fallait que tu le sois) , je faisais de mon mieux pour te protéger.

Plus les chances de survie de ton frère s'amenuisaient , plus tu prenais contact avec le monde extérieur.

Tu te doutais quand même que quelque chose n'allait pas , voyant souvent ton frère hospitalisé et moi qui perdait de plus en plus ma joie de vivre....Je luttais pour faire face, dans le seul but que tu n'en souffres pas.... Je n'étais plus qu'une mère , je n'avais pas le temps d'être une femme.

 

Ton frère était enfin en rémission, il était de retour à la maison , et pendant un an, nous retrouvions une vie à peu près normale.... vous étiez inséparables, il jouait son rôle de grand frère protecteur , allant s'accuser parfois des bêtises que tu faisais toi même. Je te voyais heureuse , ainsi que lui .... du coup je retrouvais mon sourire et ma joie de vivre... vous vous liguiez toujours contre moi , mais tout en gentillesse.( que de merveilleux souvenirs polissons vous m'avez laissés)

 

Puis ce fût la rechute, l'horreur , l'incompréhension , les pourquoi.... Ton frère faisait une rechute et nous avions du l'emmener à Bruxelles.

A nouveau ta petite vie basculait en même temps que la mienne, il te fallait de nouveau partager ta maman , il me fallait à nouveau te priver de ma présence...

 

J'étais bouleversée , mais je ne pouvais te le montrer , il me fallait à tout prix te préserver.... tout en répondant à tes questions, je ne pouvais pas te laisser avec tant de pourquoi dans la tête, je devais à tout prix , tout minimiser pour que tu ne souffres pas , il allait guérir , on en était sûres, je ne pouvais te dire le contraire, pour moi l'échéance fatale n'était pas envisageable , on avait pas fait tout ce parcours tous les trois pour en arriver là.... ce n'était pas possible.

 

Mais malheureusement , un mois plus tard , jour pour jour.... ce que je redoutais tant , arriva .... Comme tous les jours depuis un mois , je devais prendre le train , te laissant à l'école après m'être assurée que la maman de ton amie (marielle) venait bien te reprendre à la sortie, je ne voulais pas te laisser à la garderie , je préfèrais que tu sois dans une famille au cas où un problème surviendrait.

 

Je me souviens encore de ce jour précis..... comme si c'était hier.

 

Je t'avais levée et nous avions un peu trainé en déjeunant , je ressentais au fond de moi que je me devais de prendre un peu de temps avec toi, c'était comme si on me disait "attention , ce soir , tu ne pourras pas t'en occuper comme tous les soirs, donne lui de ton temps maintenant".... Je te faisais rire et riais avec toi , mais seul mon visage riait , car mon coeur lui pleurait depuis un mois , mais tu ne devais pas le savoir.... nous sommes arrivées en retard à l'école , je t'y ai déposée à 9h30 au lieu de 8h30... mais ton institutrice à passé ton retard sous silence , sachant ce que l'on vivait.

Elle m'aidait beaucoup à te protéger aussi.

Elle était tout à la fois , ton institutrice , ta confidente, ton amie , et mon amie.

 

Je t'ai regardée entrer dans ta classe , saluant un peu bruyamment tes copines, tu es revenue vers moi et tu m'as fait un tendre calin doublé d'une pluie de bisous , ça m'a surprise , car tu n'étais pas très expansive devant les autres.

Je me suis à nouveau retournée sur toi , t'ai envoyé un gros bisous et j'ai détourné la tête car les larmes me montaient aux yeux , je ne voulais pas que tu les vois.... (c'est drôle après coup de s'apercevoir que tout cela était des signes que je ne comprenais pas encore).

 

Je me suis alors rendue au tribunal , pour une affaire qui devait être plaidée et pour laquelle je ne pouvais  me désister.

 

Aux alentours de 13h30 j'ai couru chercher mon bus pour aller prendre mon train comme tous les jours ( la sncb ayant su pour ton frère ,  avait fait un geste et m'avait octroyé une carte demi tarif, beau geste tout de même de la part d'inconnus, ceci avait été fait par l'intermédiaire du papa du meilleur ami de ton frère qui travaillait à la sncb).

Après le train , je devais encore prendre le métro , je n'en menais pas large , je n'étais nullement rassurée , moi qui n'avais pour ainsi dire jamais quitté mon village , j'étais seule dans cette capitale qui me semblait hostile. Mais mon amour de mère pour vous deux , m'aurait fait décrocher la lune.

 

suite au prochain message

 

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