22/07/2006

je ne sais pas

j'ai beau réflechir , je ne sais pas , si je vais continuer , pour moi , elle a casser ses ailes et je ne peux plus les reconstruire

 

 

LE COEUR D UNE MERE EST UN JOYAU INESTIMABLE

le saura t elle un jour ?

 

23:58 Écrit par TA Maman dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

J'avais envie , j'avais besoin

J'avais envie , j'avais besoin de te parler , de te dire , de te montrer ce qui est au fond de mon coeur pour toi ......

 

MA PRINCESSE SARAH

 

 

Voilà , tu es pour moi , belle , jolie , scintillante , tout comme cet ange.... surtout ne changes pas , reste tel que tu es . Merci ma nouvelle amie d'être dans ma vie.

23:46 Écrit par TA Maman dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

remerciement à Christine

 

   

 

Merci Christine , pour vos conseils , pour vos encouragements

23:38 Écrit par TA Maman dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

en réponse à Nathalie

 

comme elle ressemble à ma fille étant petite

merci à Pascal pour cette photo

 

ouvrir mon coeur , ne croyez vous pas..... que je n'ai pas déjà essayé ????? nous avons tout essayé , avec ou sans aide extérieur, mais rien n'y fait , elle est encore passée ce soir , juste pour se changer , et repartir ,on est samedi , donc on sort , avec ou sans autorisation , on vous fait un petit bisou en vitesse et on vous fait comprendre que l'on a besoin d'argent ..... Ensuite on vous demande un briquet alors que j'en ai payé un tout neuf , il y a pas huit jours .... et comme je refuse , on repart sans un mot , sans un sourire , sans un baiser , comme si vous n'existiez plus .....

Et je reste là , dans mon fauteuil de bureau , devant mon blog , et ne sais plus que faire , je me demande même si cela vaut la peine que je continue .... je sais que si elle le lit maintenant , elle va tout rejeter en bloc , elle ne pourra rien comprendre .

21:20 Écrit par TA Maman dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Ca ne sert plus à rien

Et voilà , je fais un bond en arrière.... çà ne sert plus à rien de faire ce blog pour toi .

 

J'ai enfin compris que tu ne m'aimes plus , que tu ne me considères plus comme ta mère , que je suis devenue pour toi une étrangère..... que ma vie à tes yeux , ne vaut pas plus que celle de n'importe quel passant.

 

Depuis 2003, tu fuis ma maison , tu me fuis , tu coures après je ne sais quelle chimère.

 

Tu vas vivre tantôt chez l'un , tantôt chez l'autre , me laissant parfois 2 à 4 mois sans aucunes nouvelles de toi .... tu trouves pour un moment ce que tu crois te convenir et tu en oublies notre vie , notre passé , notre amour.

 

Bien sur tu me reviens anéantie , pleines de bonnes nouvelles intentions, qui ne durent jamais ... Je passe ma vie , à pleurer tes absences , tes méchancetés à mon encontre , à te reconstruire et à te voir te détruire.

 

En 2003 , tu es partie vivre chez ton père sans un regard pour moi , sans un remords , tu m'as laissée sans nouvelles de toi , tu as appris à boire , à fréquenter les boites de nuit interdites pour les jeunes de ton âge, tu as appris la liberté sexuelle, tu es passée de bras en bras , tu as toucher à tout les interdits , tu as fait souffrir les gens autour de toi ..... tu as fini en centre fermé sous l'accusation non fondée de la femme de ton père qui ne pouvait plus te supporter mais ton petit passé de 10 mois à joué en ta défaveur devant le juge de la jeunesse.

Lorsque j'ai appris cela , nous sommes venus te voir dans ta prison d'enfant , on nous a fouillés , pris nos gsm , j'étais mal , j'avais honte pour toi, je souffrais pour toi .

Lorsque tu as quitté ce centre , nous t'avons receuillie , sur ta demande, nous t'avons reconstruire , redonner un but dans la vie, réinscrite dans une école dans le domaine de ta passion , les chevaux, mais fin de l'année scolaire , tu as tout fait pour te faire mettre à la porte , tu étais déjà en abandon scolaire et tu n'as rien fait pour montrer que tu étais capable de quelque chose.

 

Ca a ete la ronde des éducateurs , psychologue etc , et je ne pouvais faire autrement , le juge de la jeunesse m'en avait donné l'ordre , j'ai du me mettre à nu , raconter ma vie, parce que bien sur , si tu étais mal , c'etait la faute aux parents , mais quand ils t' ont enfin vu sous ton vrai jour , ils ont compris que le problème ne venaient pas des parents , mais bien de toi .

 

Je ne te reconnaissais plus , tu n'étais plus la préadolescente qui nous avait quittés un an plus tôt , tu étais une ados rebelle , tu joues des sentiments d'amour que l'on peut avoir pour toi , afin d'obtenir tout ce que tu désires.

 

en 2004-2005-2006 tu m'as chaque fois refais le coup de la fugue , j'ai appelé la police pour lancer des appels de recherches mais tu réapparaissais toujours et couverte en plus par ton père.

Depuis fin novembre 2005 après avoir squatté dans les quartiers les plus famés chez ce que tu appelles des amis , tu t'étais installée avec l'accord de ton père et sans me tenir au courant  chez tes grands parents....

Et en janvier 2006, tu as décidé que je n'étais plus ta mère , tu as tout fait pour que tes grands parents deviennent tes tuteurs .... et tu as changé (sans accord de ma part ni celle du juge de la jeunesse), ton adresse , ton carnet de mutuelle , et tu as été jusqu'à (avec l'aide de ta grand mère paternel) a faire virer tes allocations familliales à eux .

Je me suis disputée avec ta grand mère , et je lui ai dis que de toute façon , tu me reviendrait une fois de plus , bien sur on ne m'a pas écoutée , et six mois plus tard , on te mettait à la porte , avec arme et bagages comme l'avait fait avant ta belle mère.

 

J'ai quitté les ardennes et suis revenue dans mon village.... tu es venue à la maison , maintenant tu squattes , ne rentrant que pour manger , boire , dormir , te laver et ensuite me demander de l'argent ( qui te brule les mains ) sitôt obtenu tout ce que tu désires, tu pars pendant plusieurs heures , plusieurs jours, mais tu veux que je reste à ta disposition , il me faudrait attendre tes retours , et faire ma vie en fonction de toi , sinon ce sont des menaces et des insultes.

 

Tu as été odieuse au point de me traiter de voleuse à propos de tes allocations familliales que je te verse sitôt touchée , chez tes grands parents tu bénéficiais de 205 euros vu le statut de vipo de ton grand père , et moi je percois 103 euros , quand je te l'ai ai donné tu m'as envoyé un message me disant que tu ne me croyais pas , et j'ai du te faire parvenir un historique des sommes que j'avais eu pour toi afin de te prouver que je ne gardais pas un euro pour moi ......

 

Mais tu as fait pire que cela ..... je viens d'apprendre de source sûre que tu parlais de moi à certaines personnes et que tu es allé jusqu'à dire

 

De toute façon , elle a encore le cancer , et elle va crever"

 

je sais que c'est vrai , car je vois la haine que tu as pour moi , il n'y a pas cinq jours , tu m'as dit:

 

"je ne suis pas ta fille , fous moi dehors si tu veux "

 

quand tu me fait un calin c'est tjs pour obtenir qq chose de moi.....

 

je ne comprends pas , je souffre , je suis si mal mais tu ne vois rien , et tu t'en fous du moment que toi tu as ce que tu veux .

 

Pourquoi ma fille que je continue à aimer tant , pourquoi me fais tu tout cela , pourquoi cette haine ?????

12:35 Écrit par TA Maman dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

18/07/2006

j'ai envie de continuer mon histoire

Oui j'ai envie de continuer mon histoire , je voudrais que ce soit un livre , un livre qu'un jour tu liras.... peut être au hazard... d'un clic sur le net....

 

 

Je n'avais pour ainsi dire par dormi de la nuit tant de choses me tracassaient , il fallait que je pense à beaucoup de choses , mais tu vois ces jours qui ont suivi , je suis incapable de te les raconter, je ne me souviens de rien , si ce n'est que je ne savais plus si j'existais , si ma vie avait une valeur , et je pensais à toi , alors tout redevenait normal , mais je replongeais tout de suite aussi.

Chantal Domi et Christiane se sont reléguées pour s'occuper de toi ..... je devais te laisser aller , tu ne devais pas vivre dans cette souffrance.... il fallait à tout prix que tu te changes les idées....

Ta marraine Régine venait également te chercher , tu n'étais pas souvent à la maison et tu me manquais horriblement ..... mais je devais penser à toi avant ma souffrance....

 

Ces cinq jours , je me suis sentie la femme la plus seule au monde , j'ai commencé à revivre un peu , le jour de l'enterrement de grand frère , car en le perdant à tout jamais , je te retrouvais avec ton petit nez mutin , et tes yeux qui me parlaient encore si bien d'amour

 

Il nous fallait désormais prendre d'autres habitudes , j'avais changé votre chambre, je ne voulais pas que tu ressentes le vide, tes premières nuits ont été un peu difficile mais je répondais à ton angoisse par ma présence et je pense qu'elle seule suffisait à te calmer.

J'ai repris le cours de notre vie, en ne changeant pas trop tes habitudes .... je ne voulais pas que tu sois perturbée , mais les gens nous avaient déjà mis une étiquette, nous étions devenues la maman et la petite fille qui a perdu son fils , son frère.

C'était dur les regards sur nous , ton directeur d'école nous a alors proposé de partir pour les grandes vacances , mais je n'en avait pas les moyens , alors il mis (pour une somme modique ) à notre disposition son camping car.... et nous somme parties en Autriche.

 

L'année suivante , alors que nous remontions doucement la pente, toi et moi , on nous appris que ta tante Patricia (ma petite soeur) était à son tour touchée par la maladie , il me fallait à nouveau combattre auprès de ma soeur , je ne pouvais la laisser comme ca..... j'ai eu bien du mal à te le dire..... mais tu as compris , et nous avons été les plus proches possible de ta tante, et ce durant toute une année.

 

Puis ce fût l'horreur , une fois de plus ..... j'avais été admise aux urgences de l'hopital et là j'ai appris que mon tour était arrivé.... non que je pleurais sur mon sort , mais je me demandais comment j'allais une fois de plus t'annoncer cela , je pris donc la décision de ne rien dire tout de suite , on me mis en repos et ta tante Patricia (qui était en rémission) se charga de s'occuper de toi ....

Tu venais me voir à l'hopital pensant que je faisais un épuisement , tu ne savais rien encore et je ne voulais pas que quelqu'un d'autre te le dise.... après 3 semaines durant lesquelles j'avais été opérée pour une ablation complète , je rentrais enfin à la maison et là ce fut très dure pour moi , car je ne prenais plus de bain avec toi , ne voulant pas que tu voies , et toi bien sur tu ne comprenais pas la distance que je mettais entre toi et moi .... mais je voulais juste te protéger une fois encore...

 

Puis un jour je me suis décidée, il était temps que je te parle.... si tu pouvais savoir comme mes sentiments se bousculaient en moi ... je ne savais comment t"en parler , mais il fallait une chimio et j'allais perdre mes cheveux , je ne pouvais me cacher plus longtemps.

Ce fut dur pour moi ... mais avec des mots d'enfants j'essayais de te dire que j'étais gravement malade mais que j'allais combattre pas pour moi , mais pour toi .... Ta réaction ne s'est pas faite attendre , quand tu as compris où je voulais en venir , tu a piqué une grosse colère , tu en voulais à tout le monde et au bon dieu.... je t'ai laissé décharger toute ton agressivité et je t'ai reprise dans mes bras pour te caliner...

C'est alors que tu m'as dit........Maman d'amour , tu ne vas pas aller retrouver grand frère?  Tu vas pas me quitter?

Avais je le droit de t'en faire la promesse??? avec le recul je dirais oui , mais ce jour là , je n'en savais rien encore....

23:00 Écrit par TA Maman dans Général | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

voila la suite mon ange

Après t'avoir habillée , on se mit en route , nous étions un jeudi , le 16 avril 1992 (date que l'on oublieras jamais) ....

Je te déposais dans ta classe comme tous les jours, après avoir été chercher la petite fille de la dame handicapée au bas de la rue si tu te souviens....

Je te couvris de baiser , et je te laissais à ton insouciance d'enfant .... je me dirigais comme d'habitude vers la sortie , et j'attendais (en fumant une cigarette) , mes deux amies  Chantal et Domi ..... nous avions pour habitude de prendre le café tous les matins , tantôt chez l'une tantôt chez l'autre et comme nous faisions partie de l'association de parents , nous en profitions pour discuter des sujets concernant l'école et les enfants ..... Mais ce jour là , nous n'avions pas le coeur de parler de cela et la conversation couru une fois de plus sur le grand frère et toi ....

Mais je ne pouvais rester , il me fallait encore me rendre au tribunal, pour règler une affaire concernant ton frère.... c'est le coeur gros que je quittais mes amies , qui se voulaient rassurantes ....

 

Arrivée au tribunal , mon avocat m'attendait, nous avions obtenu une audience privée vu les circonstances , et mon avocat demanda au juge de remettre sa décision sur le champ.... surtout que grand frère avait besoin de moi .

Je gagnais mon affaire sans trop de difficultés et l'on me remis le jugement tout de suite , j'ai presque eu envie de sauter au cou de mon avocat et de l'embrasser ,mais je m'absteins , je repartais sur les chapeaux de roue car je devais aller à la rencontre de mon autre amie Christiane qui avait choisi ce jour là pour m'accompagner à l'hôpital ......

 

Nous sommes arrivées aux alentours des 16h45 , je montais bien vite à l'étage où ton frère était.

Mais je fus à nouveau stoppée par une infirmière qui me dit

"Vite madame , on a essayé de vous appeler mais votre gsm était coupé (bein oui dans un tribunal , c'est normal)" , il faut vous dépècher , il ne lui reste que quelques heures ou quelques minutes à vivre " , j'ai cru que j'allais exploser , je ne me suis même pas retournée vers mon amie, j'ai laché sac et sachet que je portais et j'ai couru .

 

Je suis arrivée près de lui , il ne bougeait plus , respirait à peine , il était pleins de tuyaux , une infirmière était à coté de lui , elle me fit signe que je pouvais entrer sans les vêtements de protection , je m'avancais vers lui en lui parlant , il gémissait doucement ..... je l'ai pris dans mes bras comme le jour où il est né .... j'ai puisé dans mes dernières ressources , et lui ai parlé doucement à l'oreille , je voulais l'aider à partir, à quitter ce monde sans souffrance , je le caressais et lui dit : "Va mon amour , je t'ai donné ton premier souffle , je te rends le dernier" . Il a ouvert une dernière fois les yeux , la grimace qu'il faisait se voulait un sourire et il a fermé les yeux dans un profond soupir, je l'ai gardé tout contre moi pendant quelque minutes et ensuite l'infirmière est venue couper tous les appareils , ils ne servaient plus à rien.

Avec beaucoup de douceur , elle m'a demandé de sortir , il fallait qu'elle lui enlève tous ses tuyaux et que l'on s'organise pour le ramener à la maison.

Je suis sortie et mon amie m'attendait , de ce moment je ne me souviens de rien , il me semblait que j'avais quitté la terre tout comme lui .... il parait que j'ai poussé un hurlement et que je suis tombée dans les bras de Christiane.

L'infirmière est venue me faire une piqûre calmante , mais ca ne m'a rien fait , elle m'a remis la peluche que ton frère tenait dans ses bras lorsqu'il est décédé et qu'il lui avait été offerte par sa marraine, ma petite soeur Patricia...

J'ai du faire le chemin de retour sans lui , car on m'avait demandé si l'on pouvait pratiqué une autopsie , et j'avais dis oui , si l'on ne touchait pas à son visage et ses mains.

Ils ne devaient faire qu'une petite entaille au niveau des côtes, je leur accordait cela , en me disant que si cela pouvait aider d'autres enfants à être sauvés , ton frère l'aurait voulu ainsi.

J'ai demandé à pouvoir passés deux coups de fil , je voulais avertir mes parents moi même ainsi que ta tante Patricia , sa marraine.

J'ai fait tout le chemin de retour , en pleurs , et en serrant la peluche dans mes bras.... De retour à la maison , Christiane avait prévenu l'association de parents , je suis rentrée et me suis assise dans mon divan , d'où je n'ai plus bougé jusqu'à son enterrement......

Le soir même , Chantal et Dominique étaient là à mes cotés , elles me réconfortait de leur mieux , Chantal fût la seule à penser à toi , et elle s'occupa de toi , te faisant manger , te baignant et te mettant au lit .... tu posais des questions et je n avais même plus la force de te répondre , alors je te serrais dans mes bras et te calinait tandis que tu sèchais mes larmes avec tes petites mains...

Quand Chantal t'a mis au lit , tu ne voulais pas dormir , tu avais peur de fermer les yeux , tu avais peur de faire comme grand frère ne plus les rouvrir..... Chantal essayait de te rassurer au mieux , puis ta marraine Régine est montée dans ta chambre et elle t'a bercer jusqu'à ce que tu t'endormes enfin.... en te promettant que le lendemain , maman serait là et toi aussi.

Ma petite soeur Patricia est arrivée à son tour , après mon frère Didier et sa femme Mireille. Il me fallait encore faire un effort car ils ne se parlaient pas , je leur dis  à tous les deux , "personne ne part d'ici , votre place est auprès de moi , si l'un ou l'autre ne veux pas voir l'autre , c'est celui là qui s'en va".... Il y a d'abord eu un froid, ensuite la conversation s'est établie et ils ont fini par se reparler.

Pendant ce temps Chantal et Dominique essayait de me faire boire et manger , mais je refusais obstinément, elles ont alors appelé un médecin ami , qui a bien voulu se déplacer en pleine nuit pour m'aider , il m'a refait une piqûre et leur a dit que je devais m'allonger , sinon je risquais de tomber.

Patricia et Didier sont alors partis s'occuper de leurs enfants en s'assurant que je ne resterais pas seule. Ta tante voulait te reprendre mais je ne voulais pas , on t'avait promis que je serais là à ton réveil et je voulais qu'il en soit ainsi.

Je me souviens que sous l'emprise de la piqûre , je rouspètais sur Chantal et Dominique parce qu'elle m'avait donné un coussin trop dur.

Il paraît que j'étais agressive , mais elles ont su passer cela sous silence comprenant combien je souffrais.

 

cette souffrance je te l'expliquerais demain

 

02:01 Écrit par TA Maman dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

17/07/2006

pour ma petite soeur de coeur Chantal

 

Je voulais laisser ce mot sur mon blog , car tu as du mérite , tu étais à mes cotés quand j'ai perdu la moitié de moi même , tu as su t'oublier pour voler à mon secours et ce malgré les réticences de certains de tes proches.... je n'ai jamais pu te rendre hommage pour cela , alors je profite de ce blog pour que mes nouveaux ami(e)s sachent que dans le monde , il y a des gens aussi formidable que toi et même si elles restent dans l'anonymat , elles font tant de bien autour d'elles qu'on ne peut les oublier....

Sache que jamais , je ne t'ai oubliée , même si nos vies se sont séparées , je me souviens de tout comme si c'était hier , nos fous rires , nos peurs ( la boite aux lettres) , nos chansons, et notre tristesse (car tu partageais la même que moi) ....

 

Merci ma petite soeur de coeur , de m'avoir réouvert la porte du tien, malgré ma longue absence.....

19:36 Écrit par TA Maman dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

16/07/2006

la suite

J'arrivais enfin devant l'hopital , bien sur , je savais où je devais aller .... je me rendais une fois de plus dans la chambre de ton frère et j'allais bientôt le serrer dans mes bras , autant te dire que l'ascenceur me semblait bien lent......

 

j'arrivais enfin dans le couloir de pédiatrie , et là je fus stoppée par une infirmière , rien que dans son regard , je compris que quelque chose n'allait pas , l'angoisse montait , et je n'avais personne autour de moi , pour serrer la main , pour chercher un peu de réconfort....

 

l'infirmière me dit que ton frère allait plus mal encore et qu'il était impossible de le voir tout de suite , mon coeur ne fit qu'un tour , je me révoltais déjà , je criais déjà tout au fond de moi , mais j'attendais patiemment ....

 

il me fallait à présent , me déguiser pour voir ton frère , j'avais l'air d'un vrai chirurgien et je craignais que ton frère ne prenne peur ou ne me reconnaisse pas.... mais il fallait passer par là .... je pris donc le temps de prendre ma douche , d'enfiler les vetements que l'on m'avait remis et j'entrais enfin dans sa chambre....

il avait l'air épuisé , si petit dans son grand lit d'hopital , j'avais mal , je pleurais , je hurlais à l'intérieur de moi , et je souriais à l'extérieur afin de ne pas l'effrayer .... bien sur , il releva un peu la tête pour me dire bonjour , il ne pouvait pas m'embrasser , il envoyait donc ses bisous avec sa main .... les larmes me vinrent aux yeux ..... et là je reçu une de ces leçons de courage :

 

il me dit : ne pleure pas , ma maman chérie , ne pleure pas , je suis au plus bas , je ne peux que remonter , il faut que je passe par là ( il n'avait que 7 ans ) et je me demandais si c'était bien lui qui avait prononcé ces paroles ....

 

je sèchais bien vite mes larmes et je lui souris , lui disant tu as raison , on va se battre , et nous parlions toute l'après midi de sa maladie , des donneurs éventuels , des prises de sang .... je n'avais pas l'impression de parler à un enfant mais tout simplement à un adulte dans un corps d'enfant..... où était mon petit garçon insouciant , ton grand frère faisant des bêtises avec toi ?????

 

et voilà encore une nouvelle épreuve , un changement d'habitude , de la simple visite on passait à la visite en chambre stérile avec son cortège de protection et ce mur qui se dressait inexorablement entre lui et moi , nous ne pouvions même plus nous toucher .... comment allais-je lui faire comprendre combien je l'aimais au delà des mots????

 

chaque soir que je rentrais , cette affection corporelle que je ne pouvais plus donner à ton frère , je te la donnais , te couvrant de baisers , te prenant dans mes bras sans cesse , je te caressais , te massait et au delà de mes gestes , je te faisait passer tout l'amour que j'ai pour toi ......

tu me demandais sans cesse , "Maman, comment va grand frère , quand reviendra t il ???? je te répondais évasivement , je ne pouvais pas te donner de date de retour , je ne t'ai jamais promis ce que je ne pouvais pas tenir et là je ne savais pas moi même comment ca allait aller.....

 

je jouais avec toi , pour te distraire , je ne voulais pas que tu vois que je souffrais tant en silence , ce silence je le voulais une fois de plus pour te protéger.....

 

pendant une semaine , tous les jours se ressemblaient , l'hopital , le cortège de protection , les trajets en train bus et metro , et chaque soir un peu de repos auprès de toi , tout en pensant à ton frère que je devais laisser seul.

 

L association de parents de ton école , m'ont alors proposé de me conduire tous les jours voir ton frère , il avaient fait un roulement , chaque jour une personne m'accompagnait , je me sentais enfin un peu moins seule , comme personne d'autre ne pouvait entrer dans la chambre de ton frère ( à l'exception des parents et grands parents ) , les gens m'attendaient à la cafétéria , car le médecin avait mis une limite aux heures de visite.....

Le lundi j'emmenais mes parents voir kevin, j'avais l'etrange impression qu'il le fallait..... je les ai laissés un peu seul , chacun à leur tour.... mamy resta la première près de lui , elle fit preuve d'un grand courage , elle riait avec lui , lui changeait les idées et papy regardait par la fenetre .... ce fut ensuite le tour de papy d'y aller , et là mes deux hommes , se firent des confidences en jetant de temps en temps un oeil par la fenetre.....

 

Ce fut mon tour enfin d'entrer , pendant ce temps papy et mamy allèrent à la cafétéria.... ce fut ce jour que ton frère me dit : Maman chérie, je ne veux pas que tu pleures.... j'ai quelque chose à te dire ..... mais ne pleure pas..... papy m'a dit que je devais t' en parler...

 

j'avais déjà la gorge nouée , je savais mon coeur de mère savait ce qu'il allait me dire..... je ne voulais pas l'entendre , mais je ne dis pas un mot .... je pris sa main et je le regardais dans les yeux , cherchant moi même du courage .

je lui dis tout simplement , vas y mon bonhomme dis moi ce que tu veux me dire:

 

il se redressa sur son lit et d'un ton très solennel , il me fit ce petit discours ....

 

Maman chérie, tu sais que je t'aime gros comme ca (il ouvrait ses bras tout grand) , et tu sais que j'aime autant ma soeur Virgi.... Tu sais la cabane que l'on voulait faire avec Papy dans le jardin , bein tu l'a fera sans moi , mais tu mettras quand même nos deux prénoms au dessus....

 

Je lui répondis que bien sur on la ferait mais qu'on allait attendre qu'il rentre.... et qu'il ai repris des forces....

 

il me répondis , "Non Maman , je ne serais plus là .... " et il s'endormit épuisé par l'effort qu'il avait du produire en parlant avec ses grands parents et moi même .....

Je devais le laisser , j'allais donc à la rencontre de mes parents après l'avoir regardé dormir , et l'avoir embrassé au travers du masque.....

 

Nous avons ce jour là repris la voiture , nous avions tous les trois , le coeur gros ... je les ai déposés chez eux et en toute hâte , j'ai alors été te rechercher chez mon amie Christiane chez qui tu passais l'après midi , elle était allée te reprendre dans ta classe à midi car elle travaillait dans l'ecole que tu fréquentais .

 

J'avais hâte de te serrer dans mes bras , de te caliner , mais quand je suis arrivée tu étais partie te promener avec Gilbert son mari et Kevin son fils.... nous avons alors discuté entre femme et je me suis laissée aller , j'ai pleuré et dis toutes mes craintes à mon amie, je n'avais plus beaucoup d'espoir pour ton frère , elle me proposait de te faire loger afin que je me repose , je n'ai pas voulu tu aurais trop vite compris qu'une fois de plus quelque chose n'allait pas , alors nous sommes rentrées à la maison , nous avons pris un bain ensemble comme à notre habitude , mais voyant que je n'etais pas très bavarde tu m'as bombardée de question au sujet du grand frère , je suis sure que tu n'étais pas dupe devant ma fausse positivité.... et avec ton petit coeur d'ange , tu m'as dis:

Tu sais Maman d'amour..... tu m'appelais souvent comme cela étant petite.... tu sais que si grand frère viendra à etre mouru , moi je serais là pour toi ..... Mon dieu mon bel ange , encore si petite et déjà tu voulais me protéger .... nous avons même dormi dans le même lit ce jour là , ni l'une ni l'autre ne voulions nous séparer ..... je téléphonais toutes les trois heures à l'hôpital pour prendre de ses nouvelles et ce sans te réveiller et je venais me reblottir tout contre toi après..

 

Le lendemain , comme à notre habitude , je t'ai fait levé , déjeuner et habillé pour te conduire à l'ecole .... nous étions le jeudi 16 avril 1992.

( je te raconterais la suite demain)

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15/07/2006

 

14:22 Écrit par TA Maman dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

 

 
C'est comme cela que je t'imaginais lorsque tu étais encore dans mon ventre....

13:44 Écrit par TA Maman dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

 

 

A vous mes enfants , vous êtes les meilleurs moments et souvenirs de ma vie

 

 

 

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